SEMINAIRE REPORTE au mercredi 12 mai - Malcom Ferdinand / Une écologie décoloniale - Penser l'écologie depuis le monde caribéen

Séminaire général
15 avril 2021 14:00 - 17:00
Annulation du séminaire

 SEMINAIRE REPORTE AU MERCREDI 12 MAI - 14h00 -- 17h00

 Discutantes le 12 mai : Doris Buu Sao puis Clémence Guimont

Malcom Ferdinand : auteur de l'ouvrage
Ingénieur en environnement de l'University College London,
Docteur en philosophie politique de l’université Paris-Diderot
Chercheur au CNRS (IRISSO / Université Paris-Dauphine).

Discutantes : Sarah Mazouz, Clémence Guimont et Doris Buu-Sao

L'ouvrage : Une écologie décoloniale - Penser l'écologie depuis le monde caribéen

Editeur : SEUIL - Sciences humaines - Essais - Anthropocène
Date de parution : 03/10/2019
464 pages
EAN 9782021388497

Une colère rouge recouvre le ciel. Les vagues s’agitent, l’eau monte, les forêts tombent et les corps s’enfoncent dans ce sanguinaire gouffre marin. Les cieux tonnent encore devant ce spectacle : le monde est en pleine tempête.
Derrière sa prétention d’universalité, la pensée environnementale s’est construite sur l’occultation des fondations coloniales, patriarcales et esclavagistes de la modernité. Face à la tempête, l’environnementalisme propose une arche de Noé qui cache dans son antre les inégalités sociales, les discriminations de genre, les racismes et les situations (post)coloniales, et abandonne à quai les demandes de justice.
Penser l’écologie depuis le monde caribéen confronte cette absence à partir d’une région où impérialismes, esclavagismes et destructions de paysages nouèrent violemment les destins des Européens, Amérindiens et Africains. Le navire négrier rappelle que certains sont enchaînés à la cale et parfois jetés par-dessus bord à la seule idée de la tempête. Tel est l’impensé de la double fracture moderne qui sépare les questions coloniales des destructions environnementales. Or, panser cette fracture demeure la clé d’un « habiter ensemble » qui préserve les écosystèmes tout autant que les dignités. Telle est l’ambition d’une « écologie décoloniale » qui relie les enjeux écologiques à la quête d’un monde au sortir de l’esclavage et de la colonisation.
Face à la tempête, ce livre est une invitation à construire un navire-monde où les rencontres des autres humains et non-humains sur le pont de la justice dessinent l’horizon d’un monde commun.


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